CARTE BLANCHE À JOHNNY LEBIGOT

CARTE BLANCHE À JOHNNY LEBIGOT

La Scène donne carte blanche au plasticien Johnny Lebigot. Suspendus aux murs, aux plafonds… découvrez l’univers enchanteur de chardons bleus et d’herbes folles imaginé par l’artiste. En hommage à la cuisine pure et aérienne de Yoshitaka Takayanagi, l’artiste dévoile pour la saison une toute nouvelle série d’installations fascinantes et arachnéennes.

18 juillet – 30 septembre 2020

– Après l’hiver vient l’été.

Les rencontres sont chaque fois au centre des expositions et des installations de Johnny Lebigot. À la Scène Thélème ses créations sont rentrées côté jardin en compagnie de Corine Miret, comédienne, et Isabelle Duthoit, clarinettiste, avec lesquelles il présentait Khady Demba, une des « Trois Femmes puissantes » de Marie N’Diaye.

Il y avait dessiné un paysage polysémique avec nefs pour le voyage, ramifications pour sonder les cieux, ombres portées pour plonger. Il avait suspendu quelques roses trémières, pour la mémoire de ces fleurs qui s’élèvent et bravent soleil et vent. Les pétales tremblaient aux souffles de ses comparses et nous rappelaient les motifs des boubous, quand ils s’animent au cœur des marchés lointains. Une installation qui laissait, sans circonscrire le verbe, divaguer le spectateur.

Quand en décembre 2019 Jean-Marie Gurné et Yoshitaka Takayanagi lui ont proposé d’investir l’ensemble du restaurant, il a cherché l’accord avec la cuisine de Yoshitaka, en proposant une ponctuation plutôt qu’un décor, une déclinaison, un geste en suspension prompt à se transformer au fil des saisons, à même de s’effacer.

L’hiver s’étant dissipé mais le Covid19 nous ayant volé le printemps, nous passons directement à l’été, des roses trémières aux chardons bleus et autres folles herbes. Thélème s’emplume ; un léger souffle. Les oiseaux pépient.

– Bio

« Né en Normandie, dans la région du Mont Saint-Michel, Johnny Lebigot étudie la littérature à Caen à la fin des années 90. À cette époque, il écrit et collectionne les végétaux et va même jusqu’à croiser ces deux pratiques dans Brins d’histoire, un conte jamais édité qui, s’il aborde l’impossibilité de nommer, fut tissé à partir de graminées. À 23 ans, parallèlement à son travail plastique naissant, ce passionné de chanson française devient programmateur culturel à Stains (93). Il y développe une activité autour des musiques improvisées et consacre un lieu à des expositions. En 2003, il rejoint l’équipe du théâtre L’échangeur à Bagnolet (93), dont il est actuellement co-directeur, et initie avec Régis Hebette une programmation autour de formes innovantes. En 2005, à l’invitation d’un ami peintre et décorateur de cinéma, ému par son étonnante collection qui ne cesse de s’enrichir, Johnny Lebigot imagine sa première table intitulée La Nature et l’absence. Depuis, il multiplie les expositions (une quinzaine à ce jour) et les formats : sculptures, installations, performances. Ses oeuvres poétiques sont centrées sur une recherche des formes, sur la confusion des règnes »
extrait du site du Festival D’Avignon – article complet : https://festival-avignon.com/fr/artistes/johnny-lebigot-9085

ILS EN PARLENT

VOILÀ LES QUATRE ADRESSES À DÉCOUVRIR À PARIS
 par Slate – 26/10/2016
C’est la surprise de l’automne, un mini théâtre installé au centre de l’ancien restaurant triple étoilé du maestro Guy Savoy. À 19 heures, des comédiens jouent une pièce, des monologues de Thomas Bernhard ces jours-ci interprétés par des professionnels des planches, puis on passe à table dans un décor dépouillé aux murs constellés de photos d’art. Le projet est plaisant et culturel, c’est l’œuvre d’un mécène, Jean-Marie Gurné, ancien cadre supérieur d’une multinationale de l’alimentation, féru de spectacles, de théâtre et très fin palais.
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LA SCÈNE THÉLÈME ENTRE DANS LA LUMIÈRE
 par 7 de Table- 25/10/2016
Voilà une ouverture que l’on attendait. Annoncée à la fin de l’été, elle laissait présager l’arrivée d’une réelle nouveauté sur la scène gastronomique parisienne. Un théâtre, un restaurant, un théâtre dans un restaurant ? Il était facile de craindre le pire et de redouter que la Scène Thélème ne tombe dans les travers des restaurants « diners/spectacle » dont raffolent les touristes. Après plus d’un mois d’existence, le constat est indéniable : la Scène Thélème a esquivé cet écueil avec une habilité qui force l’admiration. Lever de rideau !
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