Du 5 au 8 décembre 2018 à 19h (du mercredi au samedi)

Théâtre La Scène Thélème
18 rue Troyon
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ALICE OU LE CHOIX DES ARMES

Alice ou le choix des armes, dernière pièce de Stéphanie Chaillou est le récit d’une enquête pour meurtre où la question de la violence au travail se mêle à l’évocation d’un théâtre intérieur : le théâtre d’Alice. À l’intérieur, se côtoient les figures réelles et fantasmées d’Alice.

Alice ou le choix des armes de Stéphanie Chaillou, Alma éditeur, 2016
Texte et adaptation : Stéphanie Chaillou
Lecture-spectacle : Olivier Martinaud et Sarah-Jane Sauvegrain
Du 5 au 8 décembre 2018 à 19h (du mercredi au samedi)

Dans Alice ou le choix des armes, le récit d’une enquête pour meurtre et la question de la violence au travail se mêlent à l’évocation d’un théâtre intérieur : le théâtre d’Alice. Les personnages du récit – François Kerrelec, Alice Delcourt et Samuel Tison – côtoient les figures à la fois réelles et fantasmées qui peuplent le théâtre d’Alice : « une équipée brutale aux regards fuyants. Des culs de singes qui crient. Des grenouilles. L’odeur brûlée des sauterelles. » Il est question de proies, de peurs, d’humiliations, question de révolte aussi, de refus, d’émancipation. Avec en filigrane, cette interrogation lancinante : Alice, qu’a-t-elle fait ? Samuel Tison, est-elle allée jusqu’à le tuer ?

EXTRAITS

« Quand j’interroge Alice Delcourt, le premier jour, elle me dit qu’elle ne sait pas vraiment comment ça a commencé. Par quoi. Si c’est un agacement particulier qui s’est produit soudain et qui a tout déclenché. Ou autre chose. Une décision qu’il a prise. Une décision qu’il a murie dans son cerveau et qu’il a mise en œuvre ensuite. Comme un plan. Pas quinquennal. Ça n’allait pas prendre autant de temps, me dit-elle. Mais un plan tout de même. Une planification. La décision de se passer d’elle. De lui signifier que désormais il allait se passer d’elle. Et qu’elle n’avait plus qu’une chose à faire. Qu’elle n’était plus bonne à faire qu’une seule chose. Disparaître. Elle ne sait pas s’il a formé une pensée aussi nette dans son cerveau. Une pensée aussi claire, aussi distincte, identifiable. Mais peu importe, me dit-elle. Peu importe qu’il l’ait pensé ou pas. Parce que c’est ce qu’il a fait. Il l’a fait. Et il n’avait pas l’air d’improviser. Tout cela semblait bien réglé. Très bien réglé même. Une mécanique bien huilée. Avec le crescendo qu’il fallait dans les symboles, dans l’écœurement, le découragement. Un oubli tout d’abord, vite excusé, balayé. Puis un autre. Et encore un autre. Jusqu’au moment où il est devenu clair qu’il ne s’agissait pas d’oublis. Mais d’autre chose. »

BIOGRAPHIES

Stéphanie Chaillou

Entre 2008 et 2011, Stéphanie Chaillou publie, aux éditions Isabelle Sauvage, trois ouvrages de poésie contemporaine, Quelque chose se passe, Un Léger défaut d’articulation et La Question du centre. En 2015, elle publie son premier roman chez Alma éditeur : L’Homme incertain. Sélectionné pour le prix Première de la RTBF ainsi que dans la rentrée littéraire de la Fnac, L’Homme incertain est adapté au théâtre par le metteur en scène Julien Gosselin, sous le titre Le Père

Son deuxième roman, Alice ou le choix des armes, paraît en 2016 chez le même éditeur. Il est sélectionné pour le prix Révélation 2016 de la Société des Gens De Lettres.

Le Bruit du monde, qui paraît aux éditions Noir sur Blanc, collection Notabilia, est son troisième roman.

Sarah-Jane Sauvegrain

Après avoir intégré le Conservatoire de Paris, Sarah-Jane Sauvegrain a travaillé au théâtre pour des metteurs en scène comme Frédéric Bélier Garcia, Marie-Christine Mazzola, Macha Makeieff, Pierre-Marie Baudouin et Sandrine Anglade.

À la télévision, on l’a vue dans le rôle de la transsexuelle Alexia dans la série Paris pour Arte, dans Ainsi soit-il et Kaboul Kitchen (Canal +) et dans des téléfilms comme Le temps des égarés de Virginie Sauveur ou Les fantômes du Havre de Thierry Binisti.

Au cinéma elle joue dans La Vie au ranch de Sophie Letourneur, Big House de Jean Emmanuel Godart et Les Mélancolies de Sade de Guy Marignane. Talent Cannes Adami 2016 pour Joann Sfar, elle termine d’écrire son premier long métrage, Itsara.

Olivier Martinaud 

Olivier Martinaud est acteur au théâtre, au cinéma, à la radio et metteur en scène. Il est sorti du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique en 2004. Avec la compagnie garçon pressé, il travaille sur des écritures contemporaines (Sonia Chiambretto, Aiat Fayez, Alban Lefranc) et a notamment mis en scène Mes prix littéraires de Thomas Bernhard (2012) et Les Inquiets et les brutes (2015) de Nis-Momme Stockmann.

Au cinéma, il travaille entre autres avec Vincent Dieutre, Christophe Pellet et Roberto Ando. Il tient le rôle principal du prochain long métrage de Vincent Dietschy, Notre histoire (2018).

Pour la radio, il enregistre plus d’une centaine de voix pour les émissions de France Culture et de France Inter et participe à de nombreuses lectures et performances dans le champ de la littérature, de la poésie et de l’art contemporain. Il vient de terminer l’adaptation du Bruit du monde, le dernier roman de Stéphanie Chaillou, qu’il va jouer en 2019. Il prépare également la création d’Aphrodisia de Christophe Pellet en 2020.
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